Votre maison brûle, vous emportez quoi ?
Découvert par votre serviteur au hasard d’une déambulation sur la toile, le projet The burning house présente un concept simple mais efficace : imaginez que votre maison brûle, vous n’avez que quelques instants pour improviser un baluchon avec ce qui compte vraiment pour vous. En une photo, il s’agit de montrer ce que vous emportez avant que tout parte en fumée.
Le dilemme vous l’aurai saisi, est d’opérer un cruel compromis entre les objets utiles, les biens précieux à vos yeux, et ceux qui vous représentent le mieux. J’ai eu envie de rajouter mon cliché sur la pile, et voici ce que ça donne.
Toutes les photos sont accompagnés d’un petit descriptif énumérant les objets. Au catalogue de ma valise improvisée :
- vieillies photos de moi enfant avec mes parents,
- album « Elephant » des White Stripes (mon groupe préféré)
- poster de « Archive » Sleep (mon talisman pour bien dormir)
- polaroid illustrant mon premier appartement et mon chat Anat,
- macbook pro 15 pouces,
- iPhone (j’ai pris la photo avec) + écouteurs,
- lunettes de vue et de soleil (je suis myope),
- guitare folk Art & Lutherie,
- journal The Sun du 15 au 17 aout 2003 (jour du blackout à Manhattan),
- billet de un dollar américain,
- yoyo du Guggenheim de New York,
- passeport,
- chapeau,
- couteau de mon père,
- baskets Everlast achetées à New York,
- pot de miel,
- livre « La conjuration des imbéciles » de Peter Kennedy Toole ,
- livre « 1984″ de George Orwell,
- paquet de tabac hollandais Jaavanse Jongens.
Voilà pour moi, et vous alors. Vous emportez quoi ?
cOlOphOn, atelier musée de la typographie (mais que fait la police ?)
Amoureux de livres en vrai papier ? Si d’aventure vous furetez du côté de Grignan, laissez trainer vos sens jusqu’à l’atelier-musée de la typographie. Découvert un peu par hasard par votre serviteur, le lieu nous ramène à une époque où imprimer était une affaire d’artiste ! C’est une vieille demeure du 15ème siècle qui abrite les éditions cOlOphOn. Une bande de lettreux s’étiquettant « Maison sérieuse fondée depuis un bon moment ».
On fait le tour du proprio en rentrant par la boutique, et le ton est vite donné. Si les typographes ont mis l’accent sur les bouquins, les imprimés maison font penser qu’on a atteri chez l’apothicaire du bon mot. L’humour local donne un sacré caractère aux affiches.
Le sérieux s’installe passée la porte du musée. Les petits caractères de plomb cohabitent avec les énormes machines à imprimer, et racontent un chapitre méconnu de l’histoire du bouquin. On parle machine à cylindres plutôt que Gutemberg, et l’immense Lynotype ne peut que vous taper dans l’oeil.
Mais le plat de résistance reste l’atelier des typographes, joyeux capharnaüm où trone fièrement une vénérable presse Heidelberg. La pièce dégage à plein nez la passion des artisans, et finit de boucler la boucle. Ou presque !
Car le dernier acte se joue dans la prison, lieu symbolique qui héberge les malheureuses machines à écrire, symbole d’une indécente modernité . Vous l’aurez compris, j’ai grave kiffé comme disent les vieux jeunes, et je vous recommande chaudement la visite.
Responsive webdesign, le livre
Pour survivre dans ce monde, il faut s’adapter. Voilà qui pourrait être le pitch surréaliste d’une discussion de comptoir entre tonton Darwin et Ethan Marcotte, auteur de Responsive webdesign. Un livre en vrai papier qui pose les fondations solides d’un design web tourné vers la multiplicité des supports de consultation. Car faut s’y faire, il est révolu le temps où l’on consultait internet bien calé dans son siège, à surfer sur l’ordi familial ou dans un cyber café. Bienvenue dans un monde où les smartphones et tablettes sont en passe de devenir l’un des principaux modes de consultation du web.
Imaginez. Vous avez paufiné un super site qui claque sur le 24 pouces de votre iMac, mais sur un iPhone votre belle création rendrait épileptique n’importe quel ophtalmo. Bouh c’est mal. Pour éviter cela, le site doit être conçu de façon « fluide » pour proposer une expérience utilisateur de bonne qualité sur toutes les tailles d’écrans.
Ce petit bouquin bien écrit, et plein d’humour est très didactique. Un exemple de site illustre progressivement les différentes techniques présentées, une approche à base de grille et images fluides, le tout enrichi de recours aux media queries. Le thème Ari utilisé pour ce blog est bâti sur ces principes, j’étais donc déjà partisan de cette méthode. Je vous conseille donc la lecture de cet ouvrage qui jette les bonnes bases d’un design web multisupports.
Enfin si vous avez envie de creuser le sujet, jetez un oeil sur le site Media Queries, une galerie de sites avec un webdesign ‘responsive’.
Escapade hivernale aux pays bas
Finir l’année avec un petit goût d’ailleurs. Voilà le point de départ d’une escapade dans l’autre pays du fromage, les Pays Bas. Lors de mon précédent séjour, j’avais uniquement visité Amsterdam. L’idée cette fois était de voir un peu plus du pays, en créchant quelques jours à Rotterdam. Un point de chute idéal pour accéder en train à d’autres villes, et repartir ensuite par l’aéroport de La Haye. Embarquement avec Transavia.com, depuis l’aéroport de St Geoirs toujours aussi minimaliste niveau confort et services (l’aéroport de La Haye enfoncera le clou). Vol sans encombres à bord du 737-700 de transavia, et arrivée à Amsterdam en début de soirée.
Vous reprendrez bien un peu d’Amsterdam
Pas de chance pour nous on se paiera la bruime et le mauvais temps pendant une bonne partie de notre séjour. Temps d’autant plus pourri qu’il faisait plus chaud qu’à Grenoble en théorie, mais bien plus froid en pratique à cause du vent. Pas découragés pour un sou (mais après en avoir craqué quelques uns pour s’équiper en bonnets et écharpes), on louera tout de même des vélos pour tracer la route plus facilement.

Que dire qui n’a pas déjà été dit sur Amsterdam ? La ville garde son coté vice-city dans le Centruum, où même un 25 décembre le quartier rouge ne s’arrête pas de vivre. Les coffee-shops connaissent toujours autant de succès, alimentés essentiellement par les touristes en quête de distractions pas super légales chez eux. Autre carte postale dans le quartier du Jordaan. Avec son charme bohème et chic c’est l’endroit idéal pour se poser en pleine journée le temps d’un café ou d’un déjeuner. Je recommande enfin la ballade à vélo dans le Vondelpark et sur l’Entrepotdok, même si c’est beaucoup plus agréable en été. Coté classiques, on s’est aussi bien régalé avec le musée Van Gogh qui présentait un détournement de la célèbre peinture de la chambre, version Sésame Street. Le Riskjmuseum (essayez de le dire vite, c’est pas facile), ne m’a quant à lui pas beaucoup emballé, il ravira peut être plus les amateurs d’histoire et les fans de Rembrandt.
Rotterdam, rencontre du 3ème type
Seconde étape du voyage, Rotterdam dégage une atmosphère radicalement différente et franchement étrange. L’architecture très moderne de la ville surprend au premier abord, et il faut reconnaitre que la skyline de la ville a une certaine allure.

L’étendue de la ville donne la sensation d’être dans une sorte de no man’s land, tout est très distant, et sorti des grandes artères il nous est arrivé plusieurs fois de marcher longtemps sans croiser personne. Bref Rotterdam est bien particulière, et en ce qui me concerne, je n’ai pas vraiment accroché.
Gouda, comme du gouda
Un peu déçus par Rotterdam, nous avons sauté dans le train pour explorer quelques autres villes. Première escale à Delft, ville parait-il célèbre pour sa faïence (wouhh grosse ambiance). Seconde escale à Utrecht, qui ressemble à une Amsterdam miniature. Escale finale à Gouda (prononcer Rhaouuda), qui comme son nom l’indique est la patrie d’origine d’un célèbre fromage.

Toutes ces étapes facilement accessibles depuis Rotterdam et Amsterdam restent très touristiques, et sont donc infestés de touristes à gros sabots. Pour voir une Hollande plus authentique, il faut comme partout tailler la route.
Mes bonnes adresses
Le soir de Noël, nous avons eu la bonne idée d’errer du coté de Leidseplein à Amsterdam Je recommande chaudement le Café Alto, un bar à concert bien sympa, où on s’est régalé d’un petit groupe Jazz-Funk pour 5€.
Pour qui fait un poil attention à son alimentation, manger aux pays-bas relève de la survie ! Quelques adresses pour estomacs délicats :
- Dans le Jordaan, pas loin de la maison d’Anne Frank vous trouverez De Bolhoed, un bon restau végétarien à la déco assez chaleureuse.
- Si vous êtes amateurs de cuisine japonaise, je recommande le Morita-ya. Situé dans le Centruum, l’établissement est tenu par une dame japonaise très sympathique qui vous tapera sur les doigts si vous ne finissez pas votre assiette (ce qui ne devrait pas être dur car sa cuisine est très bonne).
- Autre option pour manger sur le pouce et pas trop moche : manger des Bagels ! Dans Amsterdam nous avons testé Village Bagel, qui était très bien dans l’esprit fast food. Plus posé et toujours dans l’esprit Bagel, à Rotterdam le Bagel Bakery & Burgers propose des sandwichs copieux et un très bon cheesecake.
- Autre oasis de survie culinaire à Rotterdam, le Spirit à De Groene Passage. Dans ce buffet végétarien, on paye au poids de l’assiette.
Le trip en images
J’ai profité du séjour pour faire ma crise d’Instagram, voici donc quelques instantanés dans l’esprit vintage et Polaroïd.
Le bagel de l’espoir
J-3 avant le retour aux pays bas. Trouverais je des bagels végétariens à Amsterdam ? Faudra t-il se contenter de croquettes locales ? Réponse d’ici la fin de la semaine. 
Arty Show, des artistes s’engagent en faveur d’associations caritatives
Promouvoir des artistes locaux tout en soutenant une association d’entraide et de partage, c’est la bonne idée de l’association grenobloise Arty Show ! Créée en 2011 par deux amies, Arty Show a l’ambition d’organiser des évènements caritatifs autour du travail de jeunes artistes locaux, tous horizons créatifs confondus. Le projet repose sur l’organisation d’expositions bien sur, mais aussi de soirées évènements avec du spectacle vivant et des concerts. Objectif de la première édition prévue en 2012 : reverser au moins 50% du bénéfice net à l’association Rêves d’enfants, pour améliorer le quotidien des enfants hospitalisés.
J’ai pour ma part apporté ma pierre à l’édifice en donnant un petit coup de main dans la construction du site internet de l’association : je vous invite à y jeter un coup d’œil pour découvrir le travail des artistes, et pour soutenir ce généreux projet !









